17 octobre 2009
Les marabouts soutiennent Ben Ali 2009!
En cette période électorale nos propagandistes ne ratent aucune manifestation de soutien au président. Avec leur esprit alerte rien ne leur échappe, ni même la marche des philatélistes de Moknine, ni celle de l'association des joueurs de Chkoba de Mjez El Beb. J'ai cru à tort qu'ils avaient épuisé toutes leurs cartouches mais voilà que je découvre aujourd'hui qu'ils nous gâtent de plus bel par des soutiens de grand gabarit:
C'est ainsi que la Presse nous rapporte que le colonel Kaddafi adhère lui aussi au projet avant-gardiste de notre artisan du Changement (ici). Mais ce n'est pas tout: Le journal nous communique une missive du marabout Sidi Belhassen dans laquelle il se livre à un savant jeu de numérologie économique démontrant par son érudition tripolitaine l'absolue nécessité du mauve et de Ben Ali 2009 (ici, à lire absolument!)...Il s'agissait là mes amis de la plus sincère expression de soutien à Ben Ali. Plus sincère à mon avis que celle du club de Rami de Dar Chaaben ou de l'Union Nationale des Aveugles. Avec Sidi Boubou, c'est tout le club des marabouts qui signifie son vital besoin de Ben Ali 2009!

11 août 2009
Baissez vos culottes les marabouts nous pilotent (3)
Il est difficile de se dorer la pilule et de profiter paisiblement de ses vacances lorsque des média étrangers évoquent à notre place les frasques de nos marabouts. Je ne pouvais pas laisser ces mécréants d'occidentaux profaner notre patrimoine national sans toucher mot. En plus, comme on ne peut pas compter sur le secours de notre presse nationale, il me devenait insupportable de ne pas user de ma plume ensablée pour sauver ce qui reste de l'image écornée de notre belle Tunisie.
Sidi Imed & Sidi Moez
En effet, plusieurs médias français dont Rue89 et le JDD nous rapportent que le juge français qui avait déjà eu l'outrecuidance en 2006 d'accuser Sidi Imed et son frères Sidi Moez du vol de 3 yachts vient de ressortir le dossier et de demander le renvoi en correctionnel de nos deux jeunes marabouts, beaux-frères de notre cher président. Dans les couloirs de La Presse certains chuchotent qu'il s'agit là d'un complot colonialiste visant à déstabiliser notre gentil régime avant l'échéance électorale d'octobre 2009. Ces minables petits journalistes n'étaient pas capables de comprendre que c'est notre régime qui déstabilise l'occident et qui défie ses paradigmes et que ce sont nos marabouts qui se jouent de la justice française et non le contraire. Comme toujours, ils ont préféré taire cette information et donner ainsi raison aux médias français faisant passer nos deux marabouts pour de vulgaires voleurs de yachts alors qu'il en était autrement:
Sidi Imed n'avait pas volé n'importe quel yacht, mais celui du banquier Bruno Roger! C'est tout un symbole. Par ce geste Sidi Imed aidé de son frère annonce une lutte sans merci contre le libéralisme planétaire et les grands patrons responsables de la pauvreté et de l'exploitation des masses. Sidi Imed n'était d'ailleurs pas à sa première bataille contre le capitalisme. Selon Libération (ici), avant l'affaire des yachts, Sidi Imed avait fait disparaitre la voiture du PDG de BMW. Moins spectaculaire certes que la prise en otage du patron de Mercedes par la RAF (Fraction Armée Rouge, 1977), il n'en reste pas moins que Sidi Imed révèle par ses actions pacifistes son amour pour la Justice sociale et l'Humanité toute entière, chose que nos idiots de la Presse n'ont pas su décrypter. honte à eux!
Mais heureusement que nos marabouts n'ont pas besoin de ces incapables pour se défendre comme des grands. N'ayant rien à se reprocher Sidi Imed vient de répondre au juge Risson avec toute l'élégance qu'on lui connait:

Sidi El Materi
Je regrette d'avoir, dans un de mes derniers articles (ici), malmené ce jeune marabout surtout que celui-ci semble être un de mes fidèles lecteurs. A toi Sakhr, si tu me lis, toutes mes plates excuses pour avoir évoqué ta vie conjuguale et surtout pour avoir cru à tort que les astres étaient de ton côté et que tu allais nous remporter l'appel d'offre de la troisième licence de téléphonie (ici). Moi qui pensais que tu étais le gendre préféré de notre cher président, je découvre pantois que Sidi Mabrouk, autre gendre présidentiel, avait reçu plus que toi les faveurs du ciel pour décrocher ce fructueux marché(ici).
Et puis il y a cette fâcheuse histoire de l'interview fictive avec Aznavour que ton journal Le temps a osé publier (ici). Toi qui te bats pour une presse libre et indépendante, tu t'es trouvé humilié par un de tes journalistes et tu l'as immédiatement limogé pour sauver l'honneur du journalisme tunisien (ici). Peut-être que tu le savais déjà, mais ce pauvre monsieur que tu as licencié était en réalité victime d'une méprisable manipulation. Il semblerait selon les dires de personnes bien avisées, que dans le clan des marabouts tripolitains, certains seraient jaloux de tes prouesses de patrons de presse et auraient cherché par un Aznavour fictif à piéger ton journaliste et décrédibiliser par cela ton journal.
En tout cas sache que pour de nombreux tunisiens moi compris, si l'on devait choisir entre toi ou les tripolitains, y a pas photo, c'est toujours toi et ta Zitouna qui aura notre soutien! ça reste moins constipant que le cactus.
Conclusion
Mes chers amis, les aventures de nos marabouts ne doivent pas être prises au-delà de ce qu'elles sont: des symptômes, des épiphénomènes. Leurs frasques ne méritent pas une ligne dans un blog comme le mien qui prétend être à la poursuite d'objectifs citoyens. Néanmoins, leurs histoires et leurs scandales qui nous arrivent par la presse étrangère nous donnent une preuve supplémentaire, si besoin est, de la faillite morale de notre organisation politique actuelle. C'est en cela qu'il est tout aussi citoyen de relever ces dysfonctionnements et de refuser que dans notre pays des marabouts puissent jouir d'impunité et de monopoles du fait de leur liens de parenté avec le pouvoir! Il est citoyen de dénoncer cela même si cela ne changera rien "au changement". Nos enfants sauront au moins que nous nous en foutions pas!
07 août 2009
Bonnes vacances !

Bonnes vacances à tous ceux qui méritent...et même à ceux qui déméritent !
18 juillet 2009
Pluralisme à la sauce tunisienne

Hypocritocratie
Notre gentil État qui se veut démocratique, est en réalité un parfait exemple de système "hypocritocratique" (néologisme de mon cru 2009). Dans ce blog j'ai souvent évoqué le cas des médias tunisiens officiels. J'en ai distingué deux catégories: les hypocrites actifs, telle La Presse, pour ne citer que ce journal. Ses journalistes n'ont appris durant toute leur existence qu'à flatter "l'avant-gardisme de notre illustre président". Leur fanatique Moudi M'Barek pousse le vice jusqu'à vouer un véritable culte au Divin Ben Ali.
Ensuite vient la catégorie des hypocrites passifs. Je citerai en exemple ces nouveaux webzines tenus par des jeunes type businessnews ou WMC qui applaudissent sans retenue les soit-disant progrès du pays éludant au passage toutes les questions qui fâchent. Leur design moderniste n'est qu'à l'image des progrès du pays qu'ils ne cessent de vanter: pure pacotille. De la forme dénuée de tout fond.
Multipartisme de façade
Ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est cette question tellement essentielle de pluralisme politique. Si j'aborde ce thème, important surtout en période électorale, c'est suite aux dernières agressions perpétrées contre le parti PDP (dont certains membres furent molestés lors d'un déplacement à Sidi Bouzid sous le regard passif des forces de l'ordre), ou encore la censure du dernier numéro de leur journal (qui justement relevait cette attaque et le silence complice du ministre de l'intérieur). Si cette intimidation des opposants politiques n'a rien de nouveau dans notre pays, il est toujours bon d'évoquer ces atteintes à la liberté, histoire de nous soulager un petit coup et montrer aux générations futures, que nous nous en foutions pas comme doivent le penser ces autistes qui nous dirigent.
Ce qui vient d'arriver au PDP témoigne encore une fois combien ce multipartisme tant vanté par l'État, est la pire des hypocrisies lancée en 1999 par Ben Ali lui-même. Deux catégories d'opposants s'y côtoient. Ceux qui se tiennent aux consignes dictées par le régime et les autres qui luttent comme ils peuvent contre la machine du parti présidentiel. Il s'agit, ni plus ni moins, d'une mise en scène qui ne s'adresse pas vraiment au citoyen tunisien. Ce dernier, après un demi-siècle de dictature, a perdu son sens civique. Des principes aussi simples et essentiels que le pluralisme politique, la liberté d'expression ne font plus partie de ses exigences. Le régime se complait parfaitement dans cet apolitisme général qui lui donne carte blanche pour agir en toute liberté et impunité.
A Chaque public son spectacle
Ce spectacle monté de toute pièce se destine principalement aux observateurs internationaux. Le système Ben Ali reconnu à l'étranger pour ses vertus nocives contre les barbus et sa prétendue modernisation du pays veut vernir son image et se rendre plus sympathique aux yeux de ses soutiens occidentaux. Cependant, cette comédie n'échappe plus au tunisien qui, même s'il se désintéresse de la chose publique, n'est pas dupe et connait très bien la réalité du pluralisme à la tunisienne: Ce pluralisme n'a jamais été un débat entre des courants d'idées ou des tendances politiques. Il est et il reste un partage d'intérêts entre des individus d'un club select proches du président, qui débattent d'abord de l'avenir de leurs familles ...et peut-être, pardon pour cet oubli, de l'avenir du pays.
Voici donc le vrai pluralisme à la tunisienne:

24 mai 2009
Baissez vos culottes les marabouts nous pilotent (2)

Dans la suite de notre chronique maraboutique de la semaine dernière, je vous présente aujourd'hui les dernières news de nos saint-patrons qui ne connaissent ni repos, ni répit et surtout ...ni manque d'appétit:
Sidi El Materi
Après sa radio, ses concessions automobiles, sa banque islamique et j'en passe, notre jeune patron, gendre de notre président, en toute discrétion présente un dossier de candidature pour une licence de téléphonie universelle en Tunisie. Il s'est entouré de deux hommes d'affaire tunisiens et de l'opérateur turk Turkcell. Face à cette équipe on trouve un consortium composé de Tunisie Divona Telecom et l'opérateur Français France Telecom (ici). Pas besoin de prier Allah, on sait déjà qui des deux Dieu choisira.
Sidi Belhassen
La semaine dernière nous l'avons laissé négocier son maraboutage du groupe de presse Dar Anwar, cette semaine nous apprenons que son groupe Cactus compte lancer avec Sami El Fehri (animateur vedette) une nouvelle chaine de télévision. Businessnews qui nous rapporte cette info (ici) ne nous indique pas le degré d'implication du saint-patron dans cette histoire mais notre petit doigt nous dit que derrière tout nouveau projet télévisuel parfumé au cactus, se cache l'ambition insatiable d'un marabout...
Sidi Imed
L'intérêt croissant que je porte envers ce marabout est lié en partie à mon intronisation récente dans sa zaouïa facebookique. Moyennant un petit mot gentil dans lequel je le gratifiais de son érudition et de son charisme, Sidi Imed m'accepta immédiatement dans son club privé de 1200 membres. En devenant adepte de sa tariqa j'ai pu découvrir les enseignements du saint et surtout me rendre compte du culte que lui vouent ses adeptes. Je respecterai le secret initiatique et je m'abstiendrai de diffuser les photos croustillantes et les commentaires de ces gens qui l'adulent. Je dirai juste que j'ai eu peine à voir la bassesse de certains de nos compatriotes qui baissent leurs culottes en échange de cette illusoire appartenance à un club privé de pilleurs de la république. Parmi ses nombreuses devises (que j'ai pu vérifié sur son profil) "Baisse ta culotte, c'est moi qui pilote" résume assez bien la philosophie de nos marabouts en général, qui pour arriver à leurs fins n'ont que faire de la dignité des citoyens et du respect des lois.
C'est cette philosophie prédatrice qui a guidé Sidi Imed dans le lancement de "son" BRICORAMA inauguré en grande pompe vendredi dernier. Le témoignage d'un certain Faouzi Mahbouli (que j'ai connu sur facebook) ex-promoteur et actionnaire du projet BRICORAMA fait froid au dos car il nous livre toute crue la réalité de ce que j'appelle "maraboutage". Il nous explique ainsi comment Sidi Imed l'avait obligé à céder ses parts. Il l'a d'abord soudoyé et quand ce dernier refusa, le saint-patron le menaça par des actes d'intimidation (vol, dégradation de ses véhicules, effraction de son bureau...) Faouzi Mahbouli a su résister jusqu'au bout mais dût quitter furtivement le pays vers l'Italie où il a confié à des avocats de la place le soin de lancer une procédure pénale pour extorsion à l’encontre du marabout (voir l'article de Slim Bagga sur Bakchich ici )...
Nous pouvons certes douter de l'objectivité d'un tel témoignage si ce n'est que le même Sidi Imed est officiellement condamné par la justice française pour vol suite à la disparition magique de 3 yachts appartenant à un célèbre banquier français. Ainsi, notre marabout n'est plus à un pillage près et nous sommes donc plus disposés à croire en la bonne foi de citoyens tels que Faouzi Mahbouli qu'à ces défenseurs hypocrites de la cause maraboutique que sont nos médias nationaux (ici) ou encore ces soit-disant webzines indépendants (Businessnews, leaders...) qui osent nous dire que ces maraboutages "dénotent du bon climat d'investissement que nous avons dans le pays"(ici). Aucun d'eux n'a relevé cet hasard stupéfiant qui fait que dans une population de 10 millions d'âmes ce soient toujours les mêmes, qui plus est membres de "la famille royale", qui détiennent tous les secteurs stratégiques du pays. Ce constat à lui seul devrait leur suffire à noter qu'une odeur putride et nauséabonde pollue le climat tunisien.
Maraboutisme antithèse de Modernité
Ce népotisme doublé de pratiques mafieuses met en branle l'espoir d'une véritable modernisation du pays. Il s'agit d'une féodalité toute droit sortie du moyen-âge qui contredit toutes les bonnes volontés du régime et nous appelle, nous citoyens, à boycotter leurs enseignes, leurs banques, leurs télévisions et toutes les manifestations de leurs privilèges royaux surtout quand ils osent nous les vendre comme des attributs du progrès et de la modernité. Le journal en ligne "Leaders, for winners only" (Nous autres loosers ne sommes pas concernés) nous commente en ces termes élogieux le projet BRICORAMA: "un concept innovant, soigneusement mis au
contexte du pays. Modernité, praticité, merchandising, choix et prix :
le mix de la réussite."
La seule innovation qu'on doit reconnaitre à notre pays, c'est que cette élite secondée de ses sbires a su faire gober à tout le monde que la réussite consistait à faire baisser sa culotte à toute une population...
09 mai 2009
On m'a viré du RCD...
J'ai intégré il y a un mois les rangs du RCD. Grâce aux conseils de mon collègue Naoufel Masri, je me suis acheté une belle cravate et un costume mauve de la boutique de l'académie du RCD. Avec ma carte du parti j'ai eu une réduction de 94,9% avec un slip offert. Je me suis pavané avec comme un clown dans les rues de la capitale. J'ai ensuite commencé à assister aux grandes messes du RCD. J'ai très vite acquis le réflexe pavlovien consistant à applaudir et à me mettre debout à chaque mention du nom du Grand Gourou. Au bout de quelques jours ma langue commençait à pendre (comme le chien de Pavlov). Ma compagne ne me reconnaissait plus et elle trouvait que je ressemblais de plus en plus à un cafard. Elle était choquée de me voir mettre toutes mes idées au placard moi qui croyais à la démocratie et à la liberté d'expression. Je lui ai expliqué que j'étais un cheval de Troie, et que j'allais faire la révolution de l'intérieur. Je n'allais tout de même pas vendre mon âme pour un chiffon mauve et un slip offert?
Effectivement, j'organisais en secret avec quelques jeunes collègues (Naoufel a malheureusement décliné mon invitation) des réunions pour réfléchir à la transformation du RCD en CDR: Club de Distraction pour Retraités. Ce changement permettra à nos anciens mauves de se réunir autant qu'ils le veulent, d'aduler leur gourou, de disposer d'une chaine privée (on leur laisse canal 7), d'éditer un journal (on leur laisse la Presse) et de jouir d'un immeuble en plein cœur de la capitale (qu'ils gardent surtout leur tour). On pourrait même équiper cette tour d'un Jacuzzi, d'un centre de SPA et de salles de chkobba, Rami et Belote (il y a tellement d'espace inutilisé). Sur toute la république on leur réhabilitera leurs cellules du parti en hôtels de charme pour qu'ils puissent y loger lors de leurs excursions en bus mauve. (On leur peindra les bus jaunes, misslech, on en achètera de nouveaux!). On leur laissera tout ce qu'ils veulent, mais pitié, qu'ils nous laissent vivre dignement dans ce pays!
Mon plan secret n'avait rien de révolutionnaire, au contraire il était une réponse à une réalité que tous les tunisiens connaissent. Et d'ailleurs un certain Zine el Abidine avait déjà fait ce coup il y a de cela 20 ans. Son projet était beaucoup plus facile parce qu'il n'avait à mettre en retraite qu'une seule personne (un certain Bourguiba). Moi je vois plus grand et je crois que le seul Vrai Changement plausible consiste à mettre en retraite l'intégralité de ce vieux parti qui a pris en otage le pays tout entier depuis un demi-siècle.
Mon projet trop ambitieux a déplu à mes camarades et ils ont très vite fait de me dénoncer. Immédiatement je fus viré du parti...

S'il y a une chose qui m'a interpellé durant mon court passage auprès des mauves, ce sont ces jeunes qui se font vieux et qui radotent les mêmes chansons que leurs aïeux. Tel ce Naoufel Masri et toute sa clique du Hiwar Achabab. Ces marionnettes sont en réalité poussière comparés à la stature du jeune prodige Sidi-El-Materi, gendre du grand gourou et membre du comité central du parti. Ce dernier, croit incarner la Tunisie de Demain. Il me l'a d'ailleurs exprimé en ces mots cassants dans un commentaire qu'il a publié en personne sur mon blog (ici): "faites le millième de ce que je fais pour ma patrie et ma religion, non faites le millionnième et la Tunisie s'en portera mieux que n'importe quel pays au monde. à toi et à tous les jaloux : montez d'un cran! soyez à la hauteur de la civilité à laquelle vous "voulez" aspirer". Je confirme qu'effectivement je ne peux pas faire ni le millième, encore moins le millionième de ce que tu fais, mais n'oublie pas mon cher Sakhr que je n'ai pas le milliardième de ce que tu as! Et ce n'est point de la jalousie ce n'est qu'un constat. Je te souhaite d'ailleurs encore plein de bonheur et j'aurais voulu garder un lien d'amitié avec toi pour faire partie des galas de ta nouvelle zaouïa du Canada:

Après toutes ces émotions, chers amis, je suis retourné au bercail auprès de ma tendre compagne. Elle était contente que je me sois débarrassé de ma veste mauve et de mon slip tue l'amour. La Sebkha était toujours chaleureuse et bouillonnante de vie. Dés mon arrivée j'ai pu attraper un des plus gros poissons d'avril: Un clandestin émirati qui s'est embarqué dans une méga-radeau de fortune et qui depuis la crise a pris l'eau...

Droit dans les yeux je lui ai dit: "Ne faites pas le millième de ce que vous faites pour la patrie et la religion, non ne faites pas le millionnième et la Tunisie s'en portera mieux que n'importe
quel pays au monde. A toi et à tous les bling bling "religieux" de ton espèce, restez humbles c'est tout ce que l'on vous demande: descendez d'un cran!
soyez à la hauteur des citoyens! c'est tout! " (Merci encore à Sakhr de m'avoir inspiré cette belle formule) et encore bye bye Sama Dubaï!
20 avril 2009
Sidi El-Materi: esprit visionnaire et indépendant !

Le blog Bakchich (ici) nous rapporte les détails d'une riche confrontation d'idées entre le jeune Sidi El-Materi et son épouse la Princesse Nesrine, (fille de son excellence le président Ben Ali). Leur divergence d'opinion a porté sur la problématique du couple et de la famille dans la société tunisienne. Ces débats riches et animés qui ont secoué les murs du palais de Carthage démontrent encore une fois combien notre pays jouit d'un climat de dialogue sans complaisance ni langue de bois et ce grâce à l'œuvre de l'artisan du changement.
Cette indépendance d'esprit dont fait preuve le jeune El-Materi et la distance qu'il sait prendre envers son épouse et le palais, ne peut que nous rassurer quant à l'avenir de la société tunisienne de presse, Dar Assabah, dont il vient d'acheter 70% des parts. L'indépendance des médias n'est en effet garantie que par à cet esprit rebelle et visionnaire comme il nous l'assure lui-même dans sa déclaration reprise ici. Rappelons à cet effet, que ce marabout possède déjà la pieuse radio Zeitouna et que sa zaouïa "Princesse El Materi" maraboute depuis peu tous les secteurs stratégiques du pays. Le rayonnement et le prestige de sa Qoubba n'a d'égal que celui de la zaouïa de son aîné Sidi Belhassen beau frère de notre président. Ces saints patrons, bien entendu, ne doivent leurs privilèges qu'à leur érudition et leur clairvoyance...n'en déplaise à tous les jaloux, les gauchos et les pseudo-défenseurs des Droits de l'Homme qui s'attaquent à la Tunisie depuis leurs salons de la rive gauche financés par leurs maîtres occidentaux (Merci à mon ami Mouldi Mbarek qui m'a inspiré cette belle formule!)
Souhaitons mes amis que la dernière opposition idéologique entre Sidi El Materi et la princesse de Carthage n'atténue en rien l'aura et le prestige de sa zaouïa. Souhaitons que notre jeune marabout reste pour notre jeunesse le meilleur exemple d'indépendance et de liberté! Votons encore pour notre président qui est le seul garant de ce climat convivial où la famille et l'argent sont au coeur du projet national!
"Sidi El Materi" vu par Arabicca ici
29 mars 2009
Fête de la Jeunesse: hommage unanime au président

Ainsi selon un article de la Presse paru le 21 Mars :"Le nombre important de jeunes ayant signé
jusqu’ici le Pacte de la jeunesse tunisienne atteste l’adhésion des
jeunes Tunisiens au projet réformateur du Président Zine El Abidine Ben
Ali, leur attachement et leur fidélité à la patrie et leur engagement à
contribuer au développement de la Tunisie, à défendre ses intérêts et à
rehausser son prestige dans le concert des nations."
No comment.
(Autre post sur la question ici)
10 mars 2009
La Porscherie de Sidi El Materi

Parmi nos marabouts et nos éminents saint-patrons il y a Pierre
de Mateur -alias Sidi El Materi- que je vous ai présenté sur un précédent post. Ce jeune wali, grâce à sa présidentielle alliance,
n'en finit pas de nous épater par ses miracles et ses exploits. Passionné par
les bêtes de somme à quatre roues, notre bling-bling-marabout cumule sous les auspices de sa zaouïa Ennakl (8350m²!), des espèces animales de plus en plus
prestigieuses. Parmi ses dernières recrues de marque, il a introduit
dans son cheptel une race germaine de pur sang nommée Porsche.
Sa procession d'il y a 8 jours (ici)
fut l'occasion d'exhiber sur la place publique sa nouvelle acquisition et tous
les étendards de sa zaouïa. Dans le cortège on comptait plusieurs agents du
gouvernement venus applaudir le jeune prodige et sa fulgurante ascension. Cette
pieuse manifestation nous a montré encore une fois combien sont devenus sacrés les liens qui
unissent l'État et les saint-patrons. Les deux continuent ainsi
à travailler main dans la main pour faire rêver le citoyen et lui promettre un
monde enchanté rempli de mégaprojets, Hummer, Porsch et compagnie.
En ces temps
difficiles de crise mes amis, nous n'avons plus le choix que de croire aux miracles et
d'espérer que la Tunisie demeure la terre d'élection des Dieux et des
saints-patrons... à 99%
"Sidi El Matri" vu par Arabicca ici





