DEBATunisie

Pour réhabiliter notre droit confisqué de débattre ENSEMBLE de l'avenir de notre Cité...

09 mai 2009

On m'a viré du RCD...

J'ai intégré il y a un mois les rangs du RCD. Grâce aux conseils de mon collègue Naoufel Masri, je me suis acheté une belle cravate et un costume mauve de la boutique de l'académie du RCD. Avec ma carte du parti j'ai eu une réduction de 94,9% avec un slip offert. Je me suis pavané avec comme un clown dans les rues de la capitale. J'ai ensuite commencé à assister aux grandes messes du RCD. J'ai très vite acquis le réflexe pavlovien consistant à applaudir et à me mettre debout à chaque mention du nom du Grand Gourou. Au bout de quelques jours ma langue commençait à pendre (comme le chien de Pavlov). Ma compagne ne me reconnaissait plus et elle trouvait que je ressemblais de plus en plus à un cafard. Elle était choquée de me voir mettre toutes mes idées au placard moi qui croyais à la démocratie et à la liberté d'expression. Je lui ai expliqué que j'étais un cheval de Troie, et que j'allais faire la révolution de l'intérieur. Je n'allais tout de même pas vendre mon âme pour un chiffon mauve et un slip offert?

Effectivement, j'organisais en secret avec quelques jeunes collègues (Naoufel a malheureusement décliné mon invitation) des réunions pour réfléchir à la transformation du RCD en CDR: Club de Distraction pour Retraités. Ce changement permettra à nos anciens mauves de se réunir autant qu'ils le veulent, d'aduler leur gourou, de disposer d'une chaine privée (on leur laisse canal 7), d'éditer un journal (on leur laisse la Presse) et de jouir d'un immeuble en plein cœur de la capitale (qu'ils gardent surtout leur tour). On pourrait même équiper cette tour d'un Jacuzzi, d'un centre de SPA et de salles de chkobba, Rami et Belote (il y a tellement d'espace inutilisé). Sur toute la république on leur réhabilitera leurs cellules du parti en hôtels de charme pour qu'ils puissent y loger lors de leurs excursions en bus mauve. (On leur peindra les bus jaunes, misslech, on en achètera de nouveaux!). On leur laissera tout ce qu'ils veulent, mais pitié, qu'ils nous laissent vivre dignement dans ce pays!
Mon plan secret n'avait rien de révolutionnaire, au contraire il était une réponse à une réalité que tous les tunisiens connaissent. Et d'ailleurs un certain Zine el Abidine avait déjà fait ce coup il y a de cela 20 ans. Son projet était beaucoup plus facile parce qu'il n'avait à mettre en retraite qu'une seule personne (un certain Bourguiba). Moi je vois plus grand et je crois que le seul Vrai Changement plausible consiste à mettre en retraite l'intégralité de ce vieux parti qui a pris en otage le pays tout entier depuis un demi-siècle.
Mon projet trop ambitieux a déplu à mes camarades et ils ont très vite fait de me dénoncer. Immédiatement je fus viré du parti...

degage

S'il y a une chose qui m'a interpellé durant mon court passage auprès des mauves,  ce sont ces jeunes qui se font vieux et qui radotent les mêmes chansons que leurs aïeux. Tel ce Naoufel Masri et toute sa clique du Hiwar Achabab. Ces marionnettes sont en réalité poussière comparés à la stature du jeune prodige Sidi-El-Materi, gendre du grand gourou et membre du comité central du parti. Ce dernier, croit incarner la Tunisie de Demain. Il me l'a d'ailleurs exprimé en ces mots cassants dans un commentaire qu'il a publié en personne sur mon blog (ici): "faites le millième de ce que je fais pour ma patrie et ma religion, non faites le millionnième et la Tunisie s'en portera mieux que n'importe quel pays au monde. à toi et à tous les jaloux : montez d'un cran! soyez à la hauteur de la civilité à laquelle vous "voulez" aspirer". Je confirme qu'effectivement je ne peux pas faire ni le millième, encore moins le millionième de ce que tu fais, mais n'oublie pas mon cher Sakhr que je n'ai pas le milliardième de ce que tu as! Et ce n'est point de la jalousie ce n'est qu'un constat. Je te souhaite d'ailleurs encore plein de bonheur et j'aurais voulu garder un lien d'amitié avec toi pour faire partie des galas de ta nouvelle zaouïa du Canada:

CANADA

Après toutes ces émotions, chers amis, je suis retourné au bercail auprès de ma tendre compagne. Elle était contente que je me sois débarrassé de ma veste mauve et de mon slip tue l'amour. La Sebkha était toujours chaleureuse et bouillonnante de vie. Dés mon arrivée j'ai pu attraper un des plus gros poissons d'avril: Un clandestin émirati qui s'est embarqué dans une méga-radeau de fortune et qui depuis la crise a pris l'eau...

clandestin

Droit dans les yeux je lui ai dit: "Ne faites pas le millième de ce que vous faites pour la patrie et la religion, non ne faites pas le millionnième et la Tunisie s'en portera mieux que n'importe quel pays au monde. A toi et à tous les bling bling "religieux" de ton espèce, restez humbles c'est tout ce que l'on vous demande: descendez d'un cran! soyez à la hauteur des citoyens! c'est tout! " (Merci encore à Sakhr de m'avoir inspiré cette belle formule) et encore bye bye Sama Dubaï!



15 février 2009

Les flamants roses fêtent la Saint-Valentin

stValentin

Le journal Maghreb Confidentiel dans son numéro 867 nous rapporte que le projet de Sama Dubai, "Porte de la méditerranée" est au point mort. Les autres mégaprojets émiratis, ajoute-t-il, sont tout aussi menacés. La crise n'épargnera donc personne. Dans cette triste histoire, nos milliardaires émiratis déprimés qui risquent de se jeter sur les rails, ne sont pas autant à plaindre que nos milliers de jeunes à qui l'on a promis du travail. Cette promesse d'emploi fut l'argument clef qu'utilisa l'État pour légitimer l'implantation d'une colonie de milliardaires sur les berges du lac. La propagande se chargea par la suite de nous présenter cette opération de spéculation immobilière pour riches en un projet présidentiel à vocation sociale pour les jeunes. De nombreux journalistes ne manquèrent d'éloge pour les mégaprojets. D'aucuns d'entre eux aujourd'hui ne souffle mot du possible retrait des émiratis et deviennent de fait complices des fausses promesses de l'Etat. Je pense particulièrement à ces web magazines qui se targuent pourtant d'une certaine indépendance (tel BusinessNews) et qui continuent à garder le silence.

Mégaprojets: illusion collective de modernité?

Au-delà de la propagande on ne peut ignorer qu'il y avait un réel engouement pour ces mégaprojets de la part de nos concitoyens. Deux raisons expliquent cet enthousiasme: une raison concrète liée à l'impact économique positif espéré par de telles opérations. Cette raison reste défendable malgré l'absence de chiffres. Ensuite, il y a la raison symbolique. Celle-ci se nourrit d'une certaine vision de la modernité et du progrès à laquelle ces mégaprojets semblent répondre. C'est sur cette compréhension de la modernité que porte ma critique. J'ai déjà expliqué que les images à la Starwars (ici) utilisées par les promoteurs pour nous vendre leurs villes évoquent un urbanisme dépassé des années 70 composé de tours et de parcs à l'américaine. Il n'est nul besoin d'être ingénieur pour comprendre que leurs projets sont très consommateurs d'espace et d'énergie et que le bétonnage d'une sebkha à l'écosystème fragile ne répond pas aux défits de la ville écologique de demain.

Mais surtout c'est le montage même de l'opération qui reflète l'archaïsme de ce projet. En effet, nos élus nous ont mis devant le fait accompli en nous présentant la maquette d'une ville de 900 hectares, comme un sultan qui impose à ses sujets les contours d'une nouvelle citadelle. Ce même Sultan bienfaiteur nous expliquera que ses nouveaux palais fortifiés donneront du travail aux artisans et aux esclaves. Sans consulter ses vizirs ni même ses architectes, le sultan en aura décidé ainsi. Vous me concèderiez, qu'à quelques éléments près, ma métaphore n'est pas très éloignée de la réalité. Je rappelle à cet effet que la convention signée entre l'État et le promoteur reste jusqu'à ce jour inaccessible et que d'aucuns des acteurs locaux, des citoyens ni des professionnels du bâtiment, n'ont étés impliqués, encore moins concertés pour un projet sensé pourtant leur être adressé!

Décidons nous même de notre modernité

Mes amis, la modernité ne peut pas être le fait du prince, elle ne peut être que collective. Ces belles images de villes futuristes ne doivent pas masquer notre exclusion programmée de l'avenir de notre Cité. Il ne s'agit pas de se réjouir de la crise mais de se dire que la conjoncture actuelle aura le mérite de nous avoir au moins épargnés de projets écologiquement dangereux et socialement discriminatoires. On aura ainsi le temps de réfléchir un peu plus sur l'avenir de ce patrimoine naturel et de préserver les parades amoureuses de ces flamants roses qui depuis des millénaires avaient élu le lac de Tunis comme une de leurs nombreuses stations de migration. Souhaitons leur une joyeuse Saint-Valentin en espérant que la prochaine intervention sur la bouhaïra leur restitue leur cadre et les épargne de toutes les pollutions humaines conduites au nom d'une compréhension erronée de la modernité et du progrès...

(Lire aussi le post de Carpe Diem que je salue au passage !)

28 novembre 2008

Nouveau monument à Korbous...

Le bal des mégaprojets s'essouffle depuis que la tempête de la crise a soufflé son vent. On voit sortir en catimini les grands investisseurs, qui l'année dernière jalonnaient fièrement les grandes marches de Carthage.
Le web magazine tustex (ici), spécialisé dans le monde de la finance et des affaires, nous informe que la holding émiratie DAMAC qui voulait sévir à Korbous vient de se rajouter au contingent des naufragés de la crise. Ce groupe immobilier voulait en effet investir 400 hectares de notre précieuse station thermale Korbous pour y implanter des résidences de luxe, des centres de loisir et tout le lot de yachts et milliardaires polluants qui vont avec. Soulagée de cette menace terroriste, la municipalité de Korbous vient de dresser un monument rendant hommage à la crise et aux vertus de la faillite des grandes holdings capitalistes.

korbous

Le blog DEBATunisie appelle à l'érection de futurs mémoriaux près du lac sud et à la construction d'un grand temple monumental à Zembra contre la colonisation immobilière et les cités de milliardaires...

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31 octobre 2008

Fini le bal des mégaprojets

Les médias officiels tunisiens adorent les grandes annonces, les bonnes nouvelles, les évènements heureux, tout ce qui peut détendre l'atmosphère et garder le tunisien dans son nuage de consommateur idiot. Mais voilà, une fois la joyeuse info sortie, le lendemain elle se fait enterrer ni vue ni connue. Parmi les bonnes nouvelles restées sans suite je voudrai évoquer les "heureuses" annonces des mégaprojets. Personne n'a oublié ces articles de la presse tunisienne qui vantaient les mérites de de ces projets et qui nous présentaient les investisseurs comme de doux missionnaires épris d'humanisme et de désintéressement

Zembra

Rappelez-vous du mariage arrangé entre notre douce Zembra et le gros investisseur chinois qui avait pour elle de beaux projets d'avenir. Cette union autorisée par le président de la république nous a été présentée par les journalistes comme une romance solide comme le béton. Leur mariage fut célébré le jour même à Carthage en grande pompe. Mais depuis nos témoins de la presse ne nous ont soufflé mot de leurs noces ni surtout de leurs divorce. Car divorce il y a eu, sans que personne n'en sache les réelles raisons(ici).
La presse amnésique nous sort par la suite quelques articles tel que celui apparut le 5 octobre sur Tunisie Affaire au titre séducteur "Clin d'œil de Zembra aux investisseurs !"(ici). Comme si rien était, le web-magazine nous apprend donc que Zembra est de nouveau sur le marché et qu'il ne reste plus qu'aux prochains prétendants de convaincre Carthage....
C'est peut être pour ne pas éveiller de doutes sur la virginité du site naturel de la promise que les médias se sont empressée de mettre aux oubliettes son dernier mariage avorté.

Bizerte

En février 2008 les médias nous annoncent que l'italien Ernesto Preatoni allait investir 27 milliards de dinars dans la région de Bizerte et que son projet immobilier -présenté encore à Carthage- promettait 30.000 postes d'emplois. Le ô combien businessime journal web nous fait part de cela ici. Mais voilà, ce même journal ne semble pas réagir à l'info parue le 23/10 sur Maghreb confidentiel et qui dit ceci:
"L’homme d’affaires italien "Ernesto Preatoni" est attendu ces jours-ci à Tunis en vue de tenter de sortir de l’impasse son projet de complexe touristique à Tabarka (Nord-Ouest de la Tunisie). Le complexe doit être réalisé, sur douze ans, avec un investissement de 22 milliards $ ! Mais un différend opposerait l’investisseur aux autorités concernant la superficie du terrain pour le projet."
Carthage mettrait-elle des bâtons dans les pizzas italiennes ou est-ce encore un coup de nos marabouts qui veulent leur part du gâteau ?
Ne comptons surtout pas sur nos journalistes pour nous éluder ce mystère

Porte de la Méditerranée

Dans un récent post (ici) je vous ai évoqué ce "pavé dans la mare" qu'avait jeté le président du conseil d'administration de Sama Dubaï en annonçant réduire son enveloppe budgétaire de 25 à 1.3 milliards $ limitant ainsi son intervention au périmètre du port de Tunis. Certains me diront qu'il ne s'agit que du coût de la première tranche et que les revenus de celle-ci financeront le reste. Soit. C'est pourtant lui même qui "espère intéresser d’autres investisseurs locaux et étrangers pour la suite du projet" Signifiant par cela qu'il s'en lave les mains du reste. J'aimerai bien que ces journalistes complaisants qui nous ont mis l'eau à la bouche (ici) nous éclairent un peu sur ce qu'ils nous ont fait avaler.

Mes amis, c'est la crise !

Il y a un peu plus d'une année, défilaient à Carthage des supers maquettes portées par des supers investisseurs avec un tas de promesses pour l'avenir récupérées pour les élections de 2009. (ici)
Ces milliardaires capitalistes voulaient spéculer en Tunisie et nous vendre leurs placements comme des projets sociaux sous le regard attendri de notre clairvoyant Etat. Mais voilà la crise de 2008 vient de sonner la fin du bal. Ces investisseurs qui faisaient la queue sur le parvis du palais de Carthage sont en train de sortir discrètement un à un par la petite porte. La consigne officielle dit "chut!" aux journalistes car il ne faudra surtout pas gâcher le prochain grand bal national des élections de 2009 !

21 octobre 2008

Les prédictions de Sidi Belhassen

Malgré ma volonté de réduire le rythme de mes posts, je n'ai pu résister à cette information de prime importance que nous relate La Presse d'aujourd'hui ici

C'est de Sidi Belhassen, notre saint patron national, dont il est question. La pays tout entier s'inquiète pour lui. Depuis la crise qui secoue le monde et qui annonce la fin des temps, notre marabout est pris de spasmes. La Presse a dépêché un scribe professionnel capable de transcrire ses élucubrations occultes. Parmi les phrases tangibles, le témoin de la Presse relève le vœu de pénitence du saint. Il l'exprima à peu près dans ces termes:
"Le résultat est là : une grave crise financière internationale. Au passage, qui peut encore aujourd’hui légitimer la montée du parasitisme et de l’immoralité de la rentabilité financière avec la perversité amplifiée du fric pour le fric ?"
Inclinons-nous devant cet étalage de repentance et de moralité. Mais ce n'est pas fini. Sidi Belhassen se lance dans de sombres prédictions pour l'humanité que le scribe traduit de la sorte:

"Si l’actuelle crise financière se transforme en crise économique, suite à une forte baisse de la consommation aux Etats-Unis et en Europe, consécutive à la limitation des crédits, ses conséquences affecteront la Tunisie!!"

Mes amis, si nos marabouts paniquent, c'est que la crise est bien grave. Implorons leur baraka et prions Allah pour qu'Il les protège et qu'Il veille toujours sur leurs intérêts...

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02 octobre 2008

Bush en plein Crash appelle... Ben Ali

Tandis que la bourse de New York affiche une perte de 1000 milliards de dollars de capitalisation, que le crash boursier contamine l'ensemble de la planète, Bush sort son mobile et appelle qui?
bush

Voilà ce que nous rapporte La Presse du 1er Octobre sur sa une:
"Dans le message qu’il a adressé au Président Ben Ali, le Président américain George Walker Bush lui fait part de ses sentiments amicaux et de ses souhaits, ainsi qu’au peuple tunisien, d’un surcroît de progrès et de prospérité" (article complet ici)

La crise est donc bien plus grave qu'on le croyait!

Posté par __z__ à 16:07 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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22 septembre 2008

Bye bye Sama Dubaï ?

noyade

Depuis un an et demi les médias n'ont eu de cesse de nous bassiner avec leurs Mégaprojets.
Celui de Sama Dubaï vient récemment d'être lancé. Nos chantres de la liberté d'expression n'ont pas arrêté d'applaudir et de vanter la sagesse du directeur exécutif de Sama Dubaï, l'éminent Farhan  Faraidooni.
Ils en devenaient les portes-parole en nous promettant le plein emploi, le progrès et le bonheur pour tous.
A lire leurs textes, nous en avions les larmes aux yeux.

Et pourtant ces artistes zélés de la plume ne nous ont soufflé mot d'une déclaration faite récemment par Faraidooni ! Une déclaration qui risque de désenchanter plus d'un.
Ainsi, lisait-on dans le numéro 847 du "Maghreb confidentiel":

Le président du conseil d’administration de Sama Dubai a récemment jeté un pavé dans la mare en déclarant qu’il était hors de question que son groupe finance l’ensemble du projet immobilier 'Porte de la Méditerranée', estimé à 25 milliards $. Farhan Faraidooni compte avancer 1,3 milliard $ pour la première phase, qui doit débuter à la fin du mois, mais espère intéresser d’autres investisseurs locaux et étrangers pour la suite du projet

Si les émiratis bloquent leurs financements alors félicitons nous du pavé dans la mare car il nous aura épargné un Ovni sur le lac.
Je propose déjà que l'on restaure le local de Sama Dubaï en écomusée pour sensibiliser les jeunes sur la vie de nos amis les flamants roses...
Je reste honnête car je ne vous promets pas que ce micro-projet puisse employer 140000  chômeurs, dynamiser l'économie du pays ni
doubler le revenu par tête d'habitant...

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