20 avril 2009
Sidi El-Materi: esprit visionnaire et indépendant !

Le blog Bakchich (ici) nous rapporte les détails d'une riche confrontation d'idées entre le jeune Sidi El-Materi et son épouse la Princesse Nesrine, (fille de son excellence le président Ben Ali). Leur divergence d'opinion a porté sur la problématique du couple et de la famille dans la société tunisienne. Ces débats riches et animés qui ont secoué les murs du palais de Carthage démontrent encore une fois combien notre pays jouit d'un climat de dialogue sans complaisance ni langue de bois et ce grâce à l'œuvre de l'artisan du changement.
Cette indépendance d'esprit dont fait preuve le jeune El-Materi et la distance qu'il sait prendre envers son épouse et le palais, ne peut que nous rassurer quant à l'avenir de la société tunisienne de presse, Dar Assabah, dont il vient d'acheter 70% des parts. L'indépendance des médias n'est en effet garantie que par à cet esprit rebelle et visionnaire comme il nous l'assure lui-même dans sa déclaration reprise ici. Rappelons à cet effet, que ce marabout possède déjà la pieuse radio Zeitouna et que sa zaouïa "Princesse El Materi" maraboute depuis peu tous les secteurs stratégiques du pays. Le rayonnement et le prestige de sa Qoubba n'a d'égal que celui de la zaouïa de son aîné Sidi Belhassen beau frère de notre président. Ces saints patrons, bien entendu, ne doivent leurs privilèges qu'à leur érudition et leur clairvoyance...n'en déplaise à tous les jaloux, les gauchos et les pseudo-défenseurs des Droits de l'Homme qui s'attaquent à la Tunisie depuis leurs salons de la rive gauche financés par leurs maîtres occidentaux (Merci à mon ami Mouldi Mbarek qui m'a inspiré cette belle formule!)
Souhaitons mes amis que la dernière opposition idéologique entre Sidi El Materi et la princesse de Carthage n'atténue en rien l'aura et le prestige de sa zaouïa. Souhaitons que notre jeune marabout reste pour notre jeunesse le meilleur exemple d'indépendance et de liberté! Votons encore pour notre président qui est le seul garant de ce climat convivial où la famille et l'argent sont au coeur du projet national!
"Sidi El Materi" vu par Arabicca ici
22 mars 2009
Fête de l'Indépendance: Bourguiba témoigne

On peut aimer ou détester Bourguiba mais on ne peut l'occulter des commémorations de l'indépendance tel que ce fut encore le cas lors du 53ème anniversaire du 20 Mars dernier. Ainsi à part notre gentil président, qui dans sa dernière allocution a timidement mentionné le nom du combattant suprême (ici), il semblerait que personne d'autre que lui n'avait le droit de faire allusion à son encombrant prédécesseur. Surtout pas notre fumeur invétéré du mauve, Mouldi Mbrek qui à mon avis mérite d'être interné en urgence pour hallucination aigüe ou alors pour amnésie critique. Ainsi, pour ce journaliste de la Presse, dans son article (ici), l'indépendance n'a été consolidée et scellée que par l'œuvre de notre président Ben Ali. Pareil pour la journée de la femme, Mouldi Mbarek écrira: "la femme est au cœur du projet de
civilisation que les Tunisiennes et les Tunisiens édifient patiemment
depuis l’avènement du 7 novembre 1987" (ici). Pour résumer sa brillante pensée, Il nous explique avec une conviction d'un enfant de trois ans, que depuis l'antiquité les tunisiens n'attendaient qu'une chose: l'avènement du 7 Novembre.
Laisser écrire de telles balivernes dans les médias nationaux est une manière d'officialiser la posture révisionniste du Gouvernement. Ce travestissent de l'histoire au profit de bas intérêts électoraux nous montre combien nos dirigeants n'ont rien retenu de la leçon de la colonisation qui fut, à l'époque aussi, une machine de réécriture de l'histoire. Bourguiba ne fut pas non plus un exemple en la matière lui qui s'en tailla une sur mesure.
Pour conclure, j'aimerai m'adresser à l'auteur du blog Diana MagaZine qui ne comprend pas pourquoi ce que certains blogeurs récupèrent la fête du 20 Mars pour fustiger l'actuel gouvernement au lieu de rappeler l'Histoire de l'Indépendance et d'honorer la mémoire des martyres: mon cher "Legend Of The Fall", toi qui sembles aimer les contes de princesses et les légendes d'automne tu as évidement le droit de te limiter à une lecture romantique de l'Histoire. Par contre tu ne peux pas ignorer la pertinence des propos des blogueurs anti-mauves surtout en de telles occasions. Je pense même qu'il y a plus d'hommage rendu à l'esprit de lutte et d'indépendance dans leur posture critique que dans ta contemplation passive de l'évènement historique...Se complaire dans le passé dans une conjoncture aussi liberticide que celle d'aujourd'hui, c'est ne retenir que l'aspect superficiel du 20 Mars 1956.
(voir le post de Carpe Diem sur la question)
06 janvier 2009
Soutien à Gaza confisqué

Depuis l'offensive sauvage contre Gaza, beaucoup de tunisiens se sont indignés contre cette attaque et chacun y va de ses pleurs ou de sa haine pour condamner Israël et l'Occident complice. Je ne pense pas poser ma candidature au concours d'indignation nationale même si je partage pleinement ce sentiment de dégout et d'injustice. Je voudrai plutôt focaliser mon post sur la couverture de l'évènement par la propagande tunisienne pour montrer qu'une indignation d'un autre type se doit aussi d'émerger.
La récupération de l'indignation
Depuis l'annonce des frappes, La Presse tunisienne y va crescendo dans sa solidarité envers nos "frères palestiniens" usant de tout son arsenal de belles plumes qu'on lui connait. Le talentueux Mouldi M'Barek, qui sait nous donner la chaire de poule, nous dit tout ému qu'il est:"le Président Ben Ali est dans le cœur
de toutes les familles palestiniennes et de tout Palestinien qui
connaît la chère Tunisie, son histoire et son illustre dirigeant".(ici) Mouldi M'barek nous explique ici de manière métaphorique que le rayonnement ultra-mauve de notre illustre dirigeant arrive jusqu'à Gaza et protège les familles palestiniennes des bombardements israéliens.
Moins métaphysique, le comique deuxième catégorie N.Hlaoui nous décrit ici toutes les mesures de solidarité entreprises en faveur des sinistrés. Il nous évoque l'avion chargé de vivres et de médicaments, la journée de don de sang et l'ouverture d'un compte postal pour la collecte de dons...tant de généreuses actions dont l'initiative revient d'abord au ...Président. Le soutien de celui-ci à la cause palestinienne, nous dit le journaliste, ne date pas d'hier. Notre chef de l'Etat est tellement adoré dans ces contrées que le syndicat des journalistes palestiniens l'avait élu personnalité de l'année 2006... Si des laudateurs du type Mouldi M'Barek sévissent aussi en terre sainte alors le drame palestinien est bien plus profond qu'on ne le pensait.
Dans un style plus mécanique, La Presse nous rapporte des communiqués ici et là émanant de différents organismes ( UMA, UTICA, ordre des pharmaciens ...):
Tous bien-entendu condamnent Israël mais concluent exactement par la même formule:" les membres du ... saluent, par ailleurs, les mesures de
solidarité initiées par le Chef de l’Etat pour alléger les souffrances
du peuple palestinien, exprimant leur disposition à participer à
l’initiative présidentielle" vous pouvez vérifier par vous même ici, ici ou encore ici.
Par cette rengaine où chaque protagoniste salue le président pour son soutien à la cause, Gaza ne semble plus être l'objectif de la mobilisation, mais bien un instrument utilisé pour redorer l'image du régime.
La confiscation de l'indignation
Si la récupération politique reste supportable lorsqu'elle débouche sur des aides humanitaires telles que celles citées précédemment, elle devient scandaleuse lorsqu'elle s'accapare complètement de la cause et qu'elle prive la société civile de se mobiliser en toute indépendance. Ce fut le cas le 1er janvier où l'État avait autorisé une manifestation pour Gaza. Mais voilà que les cravatés du parti prennent le devant de la marche et qui, lorsque décident de mettre fin à leur mascarade, envoient les forces de l'ordre disperser la foule en priant les citoyens de rentrer chez eux. Les amis d'Attariq (ici), Tunisia Watch (ici) et d'autres blogs encore nous rapportent les faits. La Presse quant à elle nous informe que la société civile était représentée dans son ensemble en concluant avec la sempiternelle formule: "Les participants à la marche de solidarité
ont salué le soutien total apporté par le Président Zine El Abidine Ben
Ali au peuple palestinien et à sa juste cause" (ici)
En d'autres termes, il s'agissait d'une marche de soutien non pas à Gaza, mais à notre "illustre dirigeant". Cette attitude montre combien ce que l'Etat méprise la masse et tente de canaliser ses moindre pulsions en sa faveur.
Pour une indignation plus constructive
Israël agit en toute impunité parce qu'elle sait que l'Europe est très mal placée pour lui donner des leçons. La culpabilité de la seconde guerre mondiale pèse encore lourd sur les consciences des dirigeants européens laissant ainsi a Israël tout latitude d'agir. La chancelière allemande a d'ailleurs soutenu officiellement Israël. Les américains quant à eux appuient délibérément la violence de l'État hébreux car ils y voient une base avancée de leur impérialisme.
Mais aussi, Israël agit en toute impunité parce qu'elle méprise le peuple Palestinien. Elle le considère comme barbare. Elle le juge par ses dirigeants qu'elle qualifie d'obscurantistes -le Hamas- ou de corrompus -Le Fatah (qui effectivement s'est fait corrompre par Israël). Israël méprise de la même manière l'ensemble du monde arabe. Elle utilise les poncifs des anciens colonisateurs européens qui ne voient dans les orientaux que les sujets de pouvoirs despotiques. Elle n'a donc que faire des indignations de nos Ben Ali, Moubarak et compagnie.
Autant nous pouvons nous indigner de toutes les premières raisons que j'ai énuméré, autant l'on doit, sur le dernier point, nous indigner aussi contre nos dirigeants qui décrédibilisent la position arabe, qui font de la Palestine une proie facile et qui confirment malheureusement le cliché du despotisme oriental.
Par l'exemple de la récupération du régime de notre indignation et par de nombreux autres illustrations de confiscation du débat (que je ne cesse de rapporter sur ce blog), je ne fais que confirmer ce que nous tous savons, mais oublions chaque fois que surgit Israël: Dénoncer nos régimes qui ignorent la liberté d'expression, le multipartisme et l'alternance politique!
Même dans d'aussi malheureuses circonstances où l'on constate l'impunité de l'ennemi extérieur, je suis convaincu que nous serions plus constructifs si nous ciblons aussi nos critiques envers notre ennemi intérieur.
N'oublions pas que de toute façon, notre seule action citoyenne possible reste confinée dans les limites de ce que l'on appelle Tunisie. Nous n'avons aucune possibilité d'agir sur ce que l'on appelle "monde Arabe" (si tant est que ce monde existe) tant que notre parole reste confisquée par le régime. Cessons donc de nous lamenter sur le sort des arabes et agissons d'une manière conséquentes d'abord sur notre parcelle.
J'ai envie d'être cynique et de proposer même que l'on récupère à notre tour Gaza comme le fait le régime, pour dénoncer cette chape de "plomb durci" qui pèse sur nous aussi!
11 novembre 2008
Le Mahdi redébarque à El Menzah !

En Tunisie, nous assistons depuis 20 ans à un phénomène étrange qui prend de l'ampleur chaque année: A partir d'halloween, des chiens sortant de nulle part se mettent en rang et aboient à tour de rôle. Ils polluent l'espace public et étouffent par leurs cris les chants des oiseaux. Ils y vont crescendo et d'aboiement en aboiement ils infestent la totalité de la ville. Le septième jour de novembre ils se rassemblent tous pour nous annoncer en chœur l'arrivée du...Mahdi!
Cette année ça fera la 21ème fois que leur messie débarque à la coupole d'El Menzah. Toujours jeune et beau il leur refait le même numéro. Nos chiens l'accueillent toujours avec la même ferveur.
L'avis des spécialistes:
Des théologiens et des vétérinaires se sont réunies à la faculté de la Manouba pour expliquer ce phénomène paranormal. Ils ont émis plusieurs hypothèse que je rapporte ici sur ce blog:
- Selon les théologiens, à de nombreuses périodes de l'histoire, des hommes se sont auto-proclamés messies. Ce qui s'est produit à la coupole d'El Menzah n'est donc pas un cas isolé. Par contre c'est la répétition annuelle du phénomène qui reste exceptionnelle.
- Les vétérinaires focalisent leur attention sur l'invasion canine. Ils pensent qu'une sortie massive de chiens est liée à un trouble comportemental qui atteint les chiots manquant d'affection paternelle. A l'âge adulte, unis par leur détresse, ils se fabriquent ensemble un père imaginaire qu'ils vénéreront à travers des processions rituelles.
- Les théologiens doutent de l'authenticité du Mahdi. Selon la tradition sunnite, le messie ne se présente qu'une seule fois et son âge ne dépasse pas la quarantaine. Pour eux il n'y a pas de doute, il s'agit d'un faux.
- Les vétérinaires proposent de mettre en quarantaine la meute de chiens, car si leur trouble est mental il n'en demeure pas moins contagieux pour certains sujets psychologiquement fragiles.
- Les théologiens parlent d'une usurpation d'identité et préviennent contre les risques de dérives morales qu'un faux Mehdi peut produire sur la société.
D'une seule voix, nos spécialistes évoquent une situation de crise aigüe de la société tunisienne. Pour eux les chiens nécessitent en urgence une thérapie de groupe qui leur fasse retrouver une once de dignité avant que le mal ne se propage sur toute la population. Quant au faux Mahdi il faudrait juste l'isoler. S'il aime jouer aux messies auprès des bêtes, pour sa 22ème prestation ils lui proposent la scène du Belvédère et il n'aura pas que des chiens.
Cette conférence passionnante que j'ai suivie avec grand intérêt montre que les religieux et les scientifiques sont capables de se mettre d'accord lorsque la gravité de la situation l'exige. Sinon il faut être un chien complexé ou un messie illuminé pour ne pas voir combien ce que cette mascarade devient lourde et fatigante.
Puis j'ai envie de dire merde! à ceux qui continuent à penser que c'est pour nous éviter les loups barbus que le Mahdi de Novembre a le droit de nous pendre tous pour ses chiens!
Et pour finir je vous convie à juger par vous même la gravité de la situation par ce témoignage magistral du kelb en chef Mouldi Mbrek qui à mon avis mérite d'être interné immédiatement pour carence critique d'affection paternelle et maternelle! ICI
13 juin 2008
Tous potentiels éléments perturbateurs!

-L'Histoire qui suit est une fiction-
Ils sont parmi nous...
Ils vivent parmi nous! leurs agents ont une apparence humaine et évoluent dans toutes les sphères sociales de nos sociétés.
Ils nous épient, ils nous surveillent et gare à celui qui ose les contrarier. Son signalement est immédiatement retransmis à leur organe supérieur.
Cet organe, véritable objet volant non identifié nous guette du haut de ses cieux et, Conformément à ses lois, foudroie les humains repérés et fichés au nom de code "éléments perturbateurs".
Ce fatal label menace quiconque qui appellerait à se tenir les mains et à se solidariser contre leur domination. Le simple fait de les évoquer place l'être humain dans leur collimateur. Ils chercheront à l'isoler sinon à l'éliminer, et dans tous les cas le présenteront-ils comme agissant seul ou alors pour le compte d'extra terrestres étrangers ( petits barbus des galaxies orientales ou alors les sionistes des constellations occidentales). C'est ainsi que nos envahisseurs venus d'ailleurs, petits hommes mauves, ont réussi à tuer dans l'œuf la moindre révolte humaine et ce depuis 20 siècles d'occupation.
Hommes de toutes les contrées terrestres unissez-vous ! nous sommes peut être les prochains éléments perturbateurs!
La lutte commence par l'identification des petits hommes mauves:
Les représentants de nos envahisseurs, malgré leur apparence humaine ne nous trompent plus. Nous les reconnaissons à leurs tics mécaniques, leurs yeux métalliques et à leur langue en bois...
Ils sont nombreux et leur structure est complexe. Néanmoins avant de s'attaquer à leur organe central montrons du doigt leurs petits pions.
Le film qui suit (il s'agit bien entendu d'une séquence de film science-fiction) présente un de ces petits aliens au nom de Code : Mouldi M'barek
envoyé par el_manchou
13 mai 2008
Les gentils et les méchants
Les gentils
Ces derniers jours j'ai noté le ton réprobateur de certains blogueurs tunisiens:
Ainsi l'auteur du blog MAD Djerba dénonce que l'on ne trouve "rien sur le drame birman dans les blogs tunisiens."
Zizou from Djerba déplore que le sort de l'île de Zembra (victime d'une chinoiserie carthaginoise ) "ne semble pas intéresser grand monde" et nous invite à signer la pétition (ici).
Pas plus tard qu'aujourd'hui Emna Benji s'insurge contre le silence des plumes de la blogosphère où "Tout le monde a continué à écrire comme si rien ne s’était passé" après le condescendant discours de Sarkozy dans lequel il nous explique que "Vous [les tunisiens]avez la main d’œuvre… nous[les français] avons l’intelligence".
Les méchants
Ces réprobations tout à fait légitimes qui veulent secouer les consciences endormies sont aux antipodes de cette réprobation signée de la plume de notre comique en chef Mouldi Mbarek lue ce matin ici.
Voilà ce que ce dernier retient suite à la tragique mort d'un jeune Tunisien dans un commissariat de Grasse en France.
"nous avons le droit et le devoir de nous interroger sur le
silence de certaines organisations et associations dites de défense des
droits de l’Homme et des libertés.
Que font,
en effet, ces organisations et ces «illustres» personnalités pour
dénoncer les crimes racistes, les bavures et toutes ces injustices
infligées aux émigrés ?
Pourquoi
montrent-elles du doigt la moindre petite chose dès qu’il s’agit des
pays du Sud et passent-elles sous silence tous les dépassements,
bavures et crimes racistes dès qu’il est question des grandes
démocraties occidentales?"
La morale de l'histoire
Les blogueurs, même s'ils s'emportent un peu, utilisent le ton réprobateur afin de sensibiliser l'opinion sur certains sujets graves mal traités, voire ignorés, par les médias officiels tunisiens. Leur objectif reste citoyen.
Quant à notre propagandiste préféré, il n'utilise pas la réprobation comme outil citoyen de prise de conscience. Loin de lui ces nobles intentions : Il s'agit simplement d'un moyen de salir des organisations militantes ( je ne défends pas forcément ces associations que je ne connais pas)
Cette histoire pour lui n'est qu'un prétexte pour régler ses comptes. Vous conviendrez comme moi qu'il n'avait pas besoin d'aller chercher si loin (dans une ville française des alpes maritimes ) pour dénoncer des bavures policières qui ne manquent pas chez nous.
Cette incarnation humaine de l'hypocrisie qu'est Mouldi M'Barek réprime le prétendu silence des organisations, alors que lui est passé maître du passage à silence de tous les drames similaires qui sévissent dans le pays.
Il a encore raté une belle occasion de se taire surtout à un moment sensible où un autre jeune vient de se faire tuer dans le sud tunisien dans d'obscures circonstances. Tragédie laquelle, lui et toute la presse officielle se garde bien d'en souffler mot.
Vous ne trouvez-pas qu'en plus de sa bêtise, Il est vraiment méchant, non ?
03 mai 2008
le cas Mouldi Mbarek
Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, notre propagantiste en chef Mouldi Mbarek atteint par son dernier article ( ici ) un sommet d´hypocrisie et de mauvaise foi, que je ne peux, malgré mon indisposition passagère à écrire, laisser passer sans réagir.
Ce Mouldi, sans vouloir m'acharner contre sa personne, est celui qui incarne le mieux cette maladie contre laquelle des centaines d'anonymes de mon espèce se sont forgés des plumes défensives.
N´ayant ni le temps ni l´énergie de commenter cette infection, je vous invite donc simplement à goûter un instant, ce venin qui empoisonne le journalisme tunisien par cet éloquent cas clinique.
Je vous invite aussi à voir dans ce texte notre source d'inspiration, notre moteur, notre motivation contre ce que l'on peut considérer comme une institutionalisation généralisée de l'hypocrisie.
16 avril 2008
Des tunisiens de Gafsa fuient la famine ...
Extraits du quotidien algérien "el Khabar" du 16/04/08

http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/lire.php?idc=107&ida=105893
Il est très affligeant de confronter cette information algérienne, avec celle émise le même jour dans La Presse tunisienne par la plume du ô combien éloquentissime sidi Mouldi Mbarek:
Ainsi nous déclare-t-il à la fin de sa dissertation et du haut de son nuage qu' "il est bon de rappeler que le Président Ben
Ali, en redonnant à son peuple le goût du travail, de l’entreprise et
du compter-sur-soi, a définitivement engagé la Tunisie, toutes régions
confondues, sur le chemin du progrès et de l’invulnérabilité"
(source :http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=1&news=69964)
En tout cas pour certains à qui on a redonnés le goût du compter-sur-soi, ils ont compris qu'il fallait entreprendre de partir en Algérie, peut être espèreront ils y trouver de quoi se mettre quelque chose sous la dent et ainsi retrouver le goût tout court.
Si toutes régions confondues ont choisi ce chemin du progrès et de l'invulnérabilité, fermons tous boutique, et partons en Algérie...
13 avril 2008
La Presse parle de Gafsa...

Alors que le sud tunisien traverse une de ses crises sociales les plus graves, voilà ce que l'on pouvait lire aujourd'hui dans les colonnes de la presse par la plume de notre propagandiste en chef: Mouldi M'Barek
(c'est moi qui souligne )
"Dans un
message de reconnaissance et considération au Président Ben Ali, tous
les habitants de Gafsa ont vivement salué les mesures présidentielles
prises au profit du bassin minier du Sud.
De même,
suite à la décision du Chef de l’Etat, relative au transfert de la
Siap, les habitants de la capitale du Sud ont accueilli l’initiative
présidentielle avec une immense joie et un grand soulagement.
[...]
Entre ma caricature et la sienne, il n'y a pas photo, ça reste lui le chef!
01 décembre 2007
Un journaliste de la Presse s'exprime librement
Dans mes vaines recherches sur la cité du siècle ou encore
le projet des chinois à Zembra, je me résigne et me remets à ma situation du
citoyen désinformé et exclu de tout débat.
L’opacité de l’information dans notre pays me pousse à la
passivité totale et à la moutonisation. J’espère ne pas céder à cette
tentation.
Les mieux informés et qui ont peut être des arguments
pertinents font partie, ou se font cooptés par les cercles du pouvoir. Ils deviennent
membres de la cellule fermée dans laquelle a lieu le débat.
Car débat il y a.
Au sein même de ce temple des voies s’opposent, échangent et
arrivent à s’entendre. C’est ce qui fait
que le pays fonctionne tant bien que mal.
Ce qui se décide nous parvient, à nous ; humbles
citoyens, sous forme packagée grâce à nos usines d’emballage et de propagande dont
«
Les décisions prises nous sont présentées toujours comme étant les meilleures pour le pays, et que donc, il n’y a pas lieu de les questionner. Ils réussissent par cette méthode à construire le consensus.
Si nous ne voulons pas nous moutoniser, nous n’avons plus d’autre
choix que de nous agiter contre la confiscation du débat. Nous faisons signe. Nous
gesticulons. Lorsque l’on daigne nous donner la parole, ou qu’on la prenne par
nous même sur internet, elle sonne creux, ou alors elle devient bruit.
Ainsi l’a bien exprimé un ingénieur de l’usine à emballage
qu’est
Sans tarir d’éloge sur la profondeur et le « pluralisme »
du débat en question, vers la fin de l’article il parle de nous !
Cependant, le mot de la fin est
une humiliation et une insulte gratuite envers tous ceux qui n’ont d’autre possibilité de s’exprimer que
par cette triste agitation.
Ces ingénieurs de la propagande,
sont des automates qui érigent la censure et le silence en un système rationnel
et cohérent.
Je ne comprends donc pas les motivations de ce débordement. Le titre hypocrite de l'article "Un débat profond et pluraliste" aurait pu offrir l'occasion rêvée de se taire comme de coutume et de laisser tranquilles ceux qu'on a exclu du débat.
Pour moi ce Mouldi M’Brek, ingénieur
de l’article en question, se situe dans la posture du complexé, qui croyant avoir
atteint un niveau de notoriété, adresse un bras d’honneur à ceux qui sont
restés intègres dans leurs idées.
Il faut reconnaitre, que par cette
conclusion, le journaliste fait preuve d’une certaine profondeur d’esprit, puisqu’il sort du sentier battu de
la machine à débiter des bêtises, et qu’il nous rassure sur le fait, qu’il
détient malgré tout une certaine marge de liberté.
Cette marge c’est nous humilier,
nous, libres penseurs.
Annexes :
Article de
(http://astrubal.nawaat.org/2004/04/20/l%E2%80%99art-tunisien-de-la-langue-de-bois-logiciel/) est une excellente caricature du systématisme
de notre organe de presse nationale.





