24 février 2009
El Haouaria convoitée par un chinois

Rappelez-vous l'année dernière un prétendant chinois convoitait notre douce Zembra. Depuis plus de nouvelles. Cette année c'est au tour d'El Haouria de recueillir les faveurs d'un nouvel homme d'affaire chinois désireux d'investir les hectares vierges et pures de la promise (ici). Ce fut à Carthage que l'asiatique aspirant présenta ses projets d'avenir à notre cher président. Le chinois salua au passage l'éducation moderne et ouverte du père de la nation qui a su rendre ses richesses naturelles belles et attractives aux riches internationaux prétendants...
Que Bouddha ou la sainte crise puissent épargner notre douce Haouaria des affres de ce prochain méga-mariage arrangé !
31 octobre 2008
Fini le bal des mégaprojets
Les médias officiels tunisiens adorent les grandes annonces, les bonnes nouvelles, les évènements heureux, tout ce qui peut détendre l'atmosphère et garder le tunisien dans son nuage de consommateur idiot. Mais voilà, une fois la joyeuse info sortie, le lendemain elle se fait enterrer ni vue ni connue. Parmi les bonnes nouvelles restées sans suite je voudrai évoquer les "heureuses" annonces des mégaprojets. Personne n'a oublié ces articles de la presse tunisienne qui vantaient les mérites de de ces projets et qui nous présentaient les investisseurs comme de doux missionnaires épris d'humanisme et de désintéressement
Zembra
Rappelez-vous du mariage arrangé entre notre douce Zembra et le gros investisseur chinois qui avait pour elle de beaux projets d'avenir. Cette union autorisée par le président de la république nous a été présentée par les journalistes comme une romance solide comme le béton. Leur mariage fut célébré le jour même à Carthage en grande pompe. Mais depuis nos témoins de la presse ne nous ont soufflé mot de leurs noces ni surtout de leurs divorce. Car divorce il y a eu, sans que personne n'en sache les réelles raisons(ici).
La presse amnésique nous sort par la suite quelques articles tel que celui apparut le 5 octobre sur Tunisie Affaire au titre séducteur "Clin d'œil de Zembra aux investisseurs !"(ici). Comme si rien était, le web-magazine nous apprend donc que Zembra est de nouveau sur le marché et qu'il ne reste plus qu'aux prochains prétendants de convaincre Carthage....
C'est peut être pour ne pas éveiller de doutes sur la virginité du site naturel de la promise que les médias se sont empressée de mettre aux oubliettes son dernier mariage avorté.
Bizerte
En février 2008 les médias nous annoncent que l'italien Ernesto Preatoni allait investir 27 milliards de dinars dans la région de Bizerte et que son projet immobilier -présenté encore à Carthage- promettait 30.000 postes d'emplois. Le ô combien businessime journal web nous fait part de cela ici. Mais voilà, ce même journal ne semble pas réagir à l'info parue le 23/10 sur Maghreb confidentiel et qui dit ceci:
"L’homme d’affaires italien "Ernesto Preatoni" est attendu ces jours-ci à Tunis en vue de tenter de sortir de l’impasse son projet de complexe touristique à Tabarka (Nord-Ouest de la Tunisie). Le complexe doit être réalisé, sur douze ans, avec un
investissement de 22 milliards $ ! Mais un différend opposerait l’investisseur aux autorités concernant la superficie du terrain pour
le projet."
Carthage mettrait-elle des bâtons dans les pizzas italiennes ou est-ce encore un coup de nos marabouts qui veulent leur part du gâteau ?
Ne comptons surtout pas sur nos journalistes pour nous éluder ce mystère
Porte de la Méditerranée
Dans un récent post (ici) je vous ai évoqué ce "pavé dans la mare" qu'avait jeté le président du conseil d'administration de Sama Dubaï en annonçant réduire son enveloppe budgétaire de 25 à 1.3 milliards $ limitant ainsi son intervention au périmètre du port de Tunis. Certains me diront qu'il ne s'agit que du coût de la première tranche et que les revenus de celle-ci financeront le reste. Soit. C'est pourtant lui même qui "espère intéresser
d’autres investisseurs
locaux et étrangers pour la
suite du projet" Signifiant par cela qu'il s'en lave les mains du reste. J'aimerai bien que ces journalistes complaisants qui nous ont mis l'eau à la bouche (ici) nous éclairent un peu sur ce qu'ils nous ont fait avaler.
Mes amis, c'est la crise !
Il y a un peu plus d'une année, défilaient à Carthage des supers maquettes portées par des supers investisseurs avec un tas de promesses pour l'avenir récupérées pour les élections de 2009. (ici)
Ces milliardaires capitalistes voulaient spéculer en Tunisie et nous vendre leurs placements comme des projets sociaux sous le regard attendri de notre clairvoyant Etat. Mais voilà la crise de 2008 vient de sonner la fin du bal. Ces investisseurs qui faisaient la queue sur le parvis du palais de Carthage sont en train de sortir discrètement un à un par la petite porte. La consigne officielle dit "chut!" aux journalistes car il ne faudra surtout pas gâcher le prochain grand bal national des élections de 2009 !
27 mai 2008
Zembra est sauve !

Zembra vient de se prononcer !
Dans le dernier numéro du jeune Afrique, "OPA sur le Maghreb" on pouvait lire que le projet chinois sur l'île vient de tomber à l'eau. Le blog Mouse Hunter a aussi annoncé cette nouvelle hier midi.
Une telle information mérite de plus amples explications, et avant de sortir fêter cette excellente nouvelle, attendons confirmation...
(autre article concernant Zembra sur ce blog ici )
Annexe: ( rajouté à 15h46 )
En réalité je me suis emballé très vite, car d'aucun de ceux que je cite ne précise sa source.
Je reprends par exemple ce que j'ai lu dans le numéro 2472 de Jeune Afrique à la Page 29 dans l'encadré signé de la plume de Sami Ghorbal:
"Toutes les zones encore un tant soit peu sauvages sont
aujourd'hui menacées. Et en particulier celles de la côte nord. Il a été
question de livrer l'île de Zembra, domaine public militaire,
sanctuaire pour les phoques de la Méditerranée et les oiseaux de la
mer et site protégé par l'Unesco, à des spéculateurs chinois. Ce
projet, qui a suscité une vive émotion, semble aujourd'hui abandonné."
(Je me permettrais de rappeler à ce journaliste que par cette omission de source il a fait preuve d'un manque de professionnalisme)
25 avril 2008
Sauvons Zembra !
Quand la Presse se tait, quand la société civile reste muette, alors nous autres ici sur le net avons une petite mission que nous comptons bien accomplir: ouvrir les débats confisqués.
Ce soir je remets sur la table le drame de notre douce et tendre tibétaine: Zembra

On ne sait toujours rien de cette histoire du chinois qui après un bref passage à Carthage, s'est pris de passion pour cette île pourtant protégée par l'UNESCO.
On a juste compris que ce charmant magnat a été autorisé à s'exprimer librement sur des hectares vierges, tandis que nous autres tunisiens restons vierges de toute liberté d'expression dans cette histoire ( et pas que celle-ci d'ailleurs)
Zembra une revendication de petits nantis?
Beaucoup nous diront que d'autres priorités s'imposent et que l'intérêt pour l'écologie est un caprice de petit bourgeois.
Je réponds à ceux là que dans les affaires humaines il n'y a rien qui justifie que l'on procède par un classement de priorité. Ce type de raisonnement pris dans un champ plus large, permet souvent de justifier le retard des libertés individuelles au profit des fameuses priorités économiques.
Ne nous étonnons pas qu'avec cette théorie évolutionniste, il faille attendre que les poules aient des dents pour avoir des revendications écologistes du type: " sauvons Zembra !"
Qui peut agir ?
-Nos associations des amis des oiseaux et autres semblent absentes. A moins que celles-ci soient priées de se taire.
-Notre agence de protection du patrimoine, l'ANPE en tant qu'organe de l'Etat ne peut pas contredire des décisions venues de haut.
-l'UNESCO ?
...La désinformation nous empêche de répondre à cette question.
Et si c'était nous : les jeunes?
Nos Vieux sont fatigués. Aujourd'hui nous préparons à leur insu des outils de défense et d'expression qui d'ici quelques années s'imposeront comme un contre pouvoir efficace.
Dans facebook, par exemple, un groupe de 1000 personnes s'est constitué pour sauver Zembra. Ses membres ont lancé une pétition contre le projet du promoteur.
Ce ne sont peut être que vaines agitations, mais elles indiquent tout de même que des jeunes citoyens tunisiens arrivent aujourd'hui à contourner le blocage du monde associatif pour s'associer virtuellement.
Plutôt que de se fier aux associations reconnues juridiquement mais noyautées de l'intérieur et donc privées de liberté, ces derniers ont compris que pour défendre une cause il valait mieux s'allier à ce type de regroupement informel pour sa garantie de liberté et d'indépendance.
La cause du groupe "sauvons l'île de Zembra" a le mérite de se présenter clairement comme une cause d'intérêt général que même l'Etat ne pourrait le lui contester. Sa revendication est en dehors de la politique partisane (à moins que le ministère d'intérieur nous fasse croire que Zembra soit devenue une base secrète d'Al Caida et d'accuser nos petits internautes de terrorisme )
C'est pourquoi la cause qu'ils défendent, par sa neutralité, par sa dimension environnementale, peut se présenter comme une occasion d'un Hiwar (dialogue) non pas imposé par l'Etat, de haut en bas, mais des jeunes envers l'Etat, du bas vers le haut. Un dialogue dans lequel nos dirigeants s'expliquent sur les raisons pour lesquels ils se sont mis à brader des territoires entiers à l'investissement privé alors que les retombées ne sont pas garanties pour l'ensemble des citoyens et que surtout leurs impact environnemental s'annonce déjà irréversible ( Il n'y pas que l'île de zembra qui soit concernée, on pense aux différents projets du Lac, à celui de la Sebkha de l'Ariana ... voir ici)
Zembra peut nous être à nous les jeunes beaucoup plus précieuse qu'elle ne l'est déjà, en devenant le symbole d'une nouvelle résistance. Réfléchissons-en...
04 mars 2008
Insurrection à Sidi Bou
Une dépêche anonyme émise par l’école d’architecture de Sidi Bou (ENAU ) révèle qu’une clique d’étudiants architectes seraient en train de préparer une insurrection architecturale.
Signifiant leur désaccord académique contre leurs camarades
étrangers -lauréats de l’école de Carthage-, les rebelles ont pris en otage la
maquette de Tunis pour réfléchir sur de nouveaux projets. Ils accusent leurs
camarades émiratis et chinois d’avoir trompé le jury en trafiquant les images
et les chiffres.
Selon eux les chiffres et les slogans annoncés ne sont là que pour faire beau.
Ils préfèrent se tenir aux fondamentaux plutôt qu'aux capitaux.
Ils nous invitent à participer avec eux au Contre-mégaprojet, par des dessins, des idées
ou des projets…
debatunisie@hotmail.fr
* Ecole Nationale d'Architecture et d'Urbanisme : fondée le 5 Juin 1960 ( à vérifier )
** Ecole Internationale d'Architecture de Carthage : fondée le 7 Novembre 1987 ( voir wikipédia )
04 décembre 2007
écotourisme à Zembra ?
Alors que se tient la conférence sur "l'intellectuel et les défits de la prochaine étape" , nous autres tunisiens attendons que ces intellectuels sortent de leur coktel et qu'ils viennent nous éclairer sur le sens des images de ce projet d' "écotourisme" de Zembra...


26 novembre 2007
des chinois à Zembra
Nous cédons notre lac sud pour construire des tours qui favorisent l'emploi et maintenant nous livrons La préservée Zembra pour du tourisme écologique...
Je propose que l'on construise des universités privées au shott El Djerid ou que l'on transforme les deux cornes du Djebel Boukornine en centre de soins pour retraités.
On n'oubliera pas d'appeler nos amis promoteurs émiratis ou chinois qui ne souhaitent pour nous que du bien et qui espèrent lutter contre notre chômage, protéger notre écosystème et bientôt -on l'espère- investiront dans notre éducation et notre santé.
Il est beau ce monde dans lequel on n'a même plus à nous soucier de notre avenir. Des personnes bien intentionnées veuillent sur nous avec l'aide généreuses de nos représentants élus.
Entre temps, profitons de la vie et regardons le Derby...
http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=35981






